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Julien Le Devedec avant CA Brive / Castres...

 

Julien Le Devedec repond à nos questions pour le programme officiel de match de samedi pour la réception de Castres. Découvrez un extrait de son interview où il nous parle de l'Equipe de France, de Castres et de ses souvenirs rugby...

 

Comment tu as vécu cette préparation spécifique pour les joueurs de la liste élite du Groupe France ?

C’était une période un peu difficile pour moi car j’étais seul ici à devoir suivre ce programme. Fabien était en convalescence donc j’étais en marge du groupe. J’aime le rugby avant tout parce que c’est un sport collectif. Quand je voyais mes coéquipiers se préparer et faire les matchs amicaux, c’était dur de ne pas participer avec eux. Je sais qu’il faut en passer par là pour être performant et pour pouvoir améliorer mon niveau. Nous allons voir si cela va payer autant que je l’espère dans les semaines à venir.

 

C’était la préparation physique qui était difficile ou le fait d’être en dehors du groupe ?

Le plus dur c’était de ne jamais toucher le ballon et ensuite de savoir que je ne jouerai pas le premier match du championnat La préparation physique en elle-même était assez similaire à celle d’un club. Je pense que les clubs nous poussent à bout comme les préparateurs de l’équipe de France. 

 

Est-ce que tu t’es fixé des objectifs en équipe de France cette saison ?

Non pas vraiment, même si, bien sûr, j’espère y retourner. Maintenant que j’y ai gouté, j’ai envie de poursuivre encore cette aventure en équipe de France. En ce moment, je me concentre vraiment sur Brive, je ne sais même pas quand est-ce que les convocations ont lieu. Là je suis à fond derrière notre objectif commun, derrière le CAB. 

 

Comment tu appréhendes cette équipe de Castres ?

Nous avons vu toutes les difficultés que nous avons eu quand nous avons joué face à Clermont. Même si les matchs se suivent et ne se ressemblent pas forcément, nous devons appréhender le match de Castres comme une finale. A partir de maintenant, ce sera le cas pour tous les matchs à domicile, peu importe qui on a en face. Il faut gagner quoiqu’il arrive. 

Nous avons eu seulement 5 jours pour préparer ce match mais eux aussi, donc nous n’allons pas nous cacher derrière ça. Ça va être dur. Ils ont montré de la précision et de la cohérence dans leur jeu. Ils savent bien alterner le jeu et savent se montrer costaud devant quand il faut. Leur charnière écarte facilement les ballons quand le jeu le demande.

 

Que penses-tu de leur pack d’avant ?

C’est un pack rude avec une très bonne mêlée. Je me souviens du match de la saison dernière qui avait été très difficile. Ils nous avaient mis à mal et nous avions un peu subi leurs touches qui est un de leur point fort ces dernières années. Ils font partie des meilleurs du Top 14 dans ce secteur de jeu.

 

Quel est ton meilleur souvenir rugby depuis que tu as commencé ?

Difficile de choisir car je n’en ai pas qu’un ! Avec Brive le premier auquel je pense c’est la finale de la remontée. Il y a aussi le maintien, parce qu’on quand nous avions débuté nos matchs contre La Rochelle et le Racing, nous ne savions pas à quelle sauce nous allions être mangé. Tout le monde nous voyait déjà fini. Cette saison-là, nous l’avons passé à batailler et à faire des matchs assez « fou ».

 

Comment as-tu eu l’envie de jouer au rugby ?

J’ai commencé à 4 ans et demi et cela ne m’a jamais passé depuis. C’était tout à fait courant dans ma famille : mon père, mon grand-père, mon oncle, mon cousin jouaient au rugby. Pendant que mon père jouait le dimanche, je jouais dans l’en-but. Le samedi j’allais à l’école de rugby et puis je jouais aussi tous les soirs tout seul chez mes parents et mes grands-parents. Cela me plaisait, j’avais un ballon dans les mains dès que j’en avais l’occasion.